INTRODUCTION LE MIRACLE DE LA CREATION DANS LES PLANTES
LE MIRACLE DE LA CREATION DANS
LES PLANTES
INTRODUCTION
Posons-nous une question propos de la "graine", connue par nous tous. Quelle est la diffrence entre une graine, sa coquille aussi dure que l'corce, et l'corce d'arbre ? Cette question est rarement pose, car l'corce d'arbre et les graines sont des dtails insignifiants pour les gens dans leur vie quotidienne. L'avis le plus commun est : que des occupations essentielles et beaucoup plus importantes existent et dont on devrait soccuper dans l'environnement quotidien.
Cette logique est trs rpandue parmi les gens qui nont quune vision superficielle sur leur environnement. Pour eux, il est suffisant de savoir assez pour rpondre leurs besoins et ce indpendamment du sujet. Selon cette pense superficielle, tout ce qui survient autour de nous est familier et ordinaire, et il y a une explication "connue" et "familire" toute chose. Les mouches volent parce qu'elles ont des ailes, la lune est toujours dans le ciel. La terre est protge des menaces venant de l'espace, car elle a une atmosphre. L'quilibre en oxygne est toujours maintenu. Les gens prouvent des sensations, voient et sentent.
Mais quelqu'un, renonant cette vue limite et regardant autour de lui comme s'il voyait les choses pour la premire fois, et repoussant le voile de la familiarit qui restreint sa vue, verra un large horizon s'ouvrir devant lui. Il commencera rflchir, en se posant les questions "pourquoi", "comment", "pour quoi faire ?" plus frquemment, et observera le monde qui l'entoure depuis cette perspective. Les explications qui le satisfaisaient auparavant ne seront plus suffisantes. Il commencera comprendre qu'il y a quelque chose d'extraordinaire dans chaque chose, que ce soit dans son environnement ou dans les capacits que possdent les tres vivants. A partir du moment o il commencera rflchir, la familiarit des choses fera place l'tonnement. Finalement, il ralisera que tout a t cr de faon parfaite et suprieure par un Crateur possdant un pouvoir, une connaissance et une sagesse infinis. A partir de l, il sera capable de voir la souverainet et le pouvoir dAllah, le Seigneur de tous les mondes, sur toutes les cratures vivantes qu'Il a cr.
Certes la cration des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans le navire qui vogue en mer charg de choses profitables aux gens, dans l'eau quAllah fait descendre du ciel, par laquelle Il rend la vie la terre une fois morte et y rpand des btes de toute espce, dans la variation des vents, et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre, en tout cela il y a des signes, pour un peuple qui raisonne. (Sourate al-Baqarah, 164)
LE MONDE DES PLANTES
L'existence des plantes est essentielle la survie des tres vivants sur terre. Pour bien comprendre l'importance de cette phrase, nous devrions nous demander sur les lments les plus importants pour la vie humaine. Des besoins fondamentaux comme l'oxygne, l'eau et la nourriture viennent l'esprit en rponses cette question, et les plantes vertes sont le facteur le plus important pour garantir l'quilibre de ces besoins primordiaux sur terre. Il y a d'autres quilibres dans le monde, qui sont aussi trs importants pour tous les tres vivants, pas uniquement les tres humains, comme le contrle de la temprature et le maintien des proportions correctes de gaz dans l'atmosphre, et ce sont aussi les plantes vertes qui maintiennent l'quilibre global.
Les activits des plantes ne s'arrtent pas l. On sait que la principale source d'nergie pour la vie sur terre est le Soleil. Mais les tres humains et les animaux sont incapables d'utiliser l'nergie solaire directement, car leurs corps ne possdent pas de systmes qui le permettent. Pour cette raison, l'nergie solaire n'atteint les tres humains et les animaux qu' travers la nourriture produite par les plantes. Par exemple, lorsquon boit du th, on boit en fait de l'nergie solaire, et quand nous mangeons du pain, nous mchons de l'nergie solaire. La force de nos muscles n'est rien d'autre que de l'nergie solaire sous forme diffrente. Les plantes stockent cette forme d'nergie pour nous dans les molcules prsentes dans leur corps, en accomplissant des processus compliqus. La situation des animaux n'est pas diffrente de celle des tres humains. Ils se nourrissent de plantes, tirant l'nergie solaire de l'nergie des plantes, qu'ils stockent en paquets.
Les plantes sont capables de produire leurs propres aliments et de s'entretenir par elles-mmes, contrairement aux autres tres vivants, et cela grce leur structure cellulaire, qui leur permet d'employer directement l'nergie solaire, au contraire des cellules humaines ou animales. Avec l'aide de cette structure, les cellules des plantes changent l'nergie venant du soleil en nergie absorbable par les gens et les animaux via la nutrition. Elles stockent cette nergie sous forme de nourriture grce aux processus spciaux dans leur structure connus sous le terme de photosynthse.
Le mcanisme essentiel, ou plus prcisment l'usine miniature, qui permet aux plantes de mener la photosynthse, se trouve dans leurs feuilles. Le systme de transport, avec ses propres caractristiques, apportant les matriaux ncessaires comme les minraux et l'eau, fonctionne dans les tiges et les racines des plantes. Le systme de reproduction a aussi t spcialement organis dans chaque espce de plante.
Il y a des structures complexes dans chacun de ces mcanismes qui fonctionnent en relation avec tous les autres. Si un mcanisme est absent, les autres ne peuvent mener leurs tches. Comme exemple, prenons une plante qui ne possde pas de systme de transport. Il est impossible qu'une telle plante excute la photosynthse, car les vaisseaux ncessaires au transport de l'eau, essentielle pour le processus, sont absents, mme si la plante arrivait produire de la nourriture, elle serait incapable de la transporter dans d'autres endroits du corps, et mourrait en fin de compte.
Comme dans cet exemple, tous les systmes prsents dans une plante doivent fonctionner parfaitement. Une imperfection ou un dfaut dans la structure existante signifierait que la plante ne pourra mener ses fonctions, et mnerait la mort de la plante et la disparition des espces.
Quand ces structures seront tudies en dtail et en profondeur dans les chapitres qui suivent, une organisation complexe et sans dfauts apparatra. Lorsquon considre et on value la varit de plantes dans le monde, ces structures extraordinaires sont encore plus frappantes. Il existe plus de 500.000 types de plantes dans le monde, et chaque espce possde son propre plan et des caractristiques particulires. En mme temps que ces parfaits systmes fondamentaux qui se trouvent dans chacune de ces espces, il existe galement une diversit en termes de systmes de reproduction, de mcanismes de dfense, de couleurs et de conception. La seule chose invariante est le fait que toutes les parties des plantes (feuilles, racines, tiges) et beaucoup d'autres mcanismes, doivent exister en mme temps et sans dfauts pour que le systme global, le corps, puisse fonctionner.
Des scientifiques modernes attribuent de tels systmes une "complexit irrductible". De la mme manire qu'un moteur ne fonctionnera pas s'il lui manque un piston, chez les plantes l'absence d'un seul systme, ou une simple panne fonctionnelle dans la moindre partie du systme, mnera la mort de la plante.
L’énergie solaire emprisonnée par la chlorophylle dans la feuille, le dioxyde de carbone dans l’air et l’eau de la plante permettent de produire le glucose et l’oxygène après plusieurs étapes. Ces processus complexes n’ont pas lieu dans une usine, mais dans des structures spéciales qui ne mesurent pas plus d’un millième de millimètre comme c’est le cas pour la feuille ici représentée.
Tous les systmes d'une plante ont cette caractristique de complexit irrductible. Les systmes complexes doivent tous tre prsents au mme moment, et cette varit incroyable amnent l'esprit la question suivante : "Comment ces systmes parfaits sont-ils apparus ?"
Une fois encore, posons-nous quelques questions pour trouver la rponse celle-ci. Rflchissons l'apparition du fonctionnement du plus important et plus connu des mcanismes dans les plantes, la photosynthse, et aux systmes de transports associs.
Est-ce que les arbres et les fleurs que nous voyons autour de nous ont pu former des systmes si parfaits, et des phnomnes comme la photosynthse, dont quelques parties ne sont pas encore comprises, dans leurs propres corps ? Est-ce que les plantes ont choisi d'utiliser le dioxyde de carbone (CO2), dans les gaz de l'air, afin de produire de la nourriture ? Est-ce qu'elles ont dtermin la quantit de CO2 qu'elles utiliseraient ? Est-ce que les plantes ont pu concevoir les mcanismes qui composent le systme des racines et qui leur permet de prendre dans le sol les matriaux ncessaires la photosynthse ? Les plantes ont-elles invent un systme de transport o diffrents types de tubes sont utiliss pour transporter les nutriments et l'eau ?
Comme toujours, les dfenseurs de la thorie de l'volution qui recherchent une rponse la question de l'apparition des plantes ont recours au "hasard" comme seule explication. Ils affirment qu' partir d'une espce de plante qui serait apparue par hasard, une infinie varit de plantes a surgi, une nouvelle fois par hasard, et que des caractristiques comme l'odeur, le got et les couleurs propres chaque espce, sont aussi apparues par hasard, mais ils sont bien incapables d'apporter la moindre preuve scientifique leurs affirmations. Les volutionnistes expliquent que la mousse s'est transforme en fraisier, ou en peuplier, ou en rosier, en expliquant que des conditions provoques par le hasard les ont diffrenties, mais si on observe attentivement une cellule de plante, on se rendra compte quil y a un systme si complexe qui ne pourrait avoir lieu par des changements infimes au cours du temps. Ce systme complexe et d'autres mcanismes dans les plantes rfutent dfinitivement les scnarios des volutionnistes bass sur des concidences. Dans cette situation, une seule conclusion merge.
Chaque structure vgtale a t spcialement cre et planifie. Cela nous montre qu'il existe une Intelligence Suprieure qui a dessin ce plan. Celui qui possde cette intelligence suprieure, Allah, le Seigneur de tous les mondes, montre aux tres humains des preuves de Sa cration parfaite. Allah annonce Sa domination sur les cratures vivantes et Sa cration incomparable dans ces versets :
Crateur des cieux et de la terre. Comment aurait-Il un enfant, quand Il n'a pas de compagne ? C'est Lui Qui a tout cr, et Il est omniscient. Voil Allah, votre Seigneur ! Il n'y a de divinit que Lui, Crateur de tout. Adorez-Le donc. C'est Lui Qui est charg de tout. (Sourate al-Anam, 101-102)
ET UNE PLANTE NAIT
Les plantes, qui ont un rle extrmement important dans l'quilibre cologique mondial et surtout dans le prolongement de la vie, possdent un systme de reproduction plus efficace que les autres cratures vivantes. Grce ce systme, elles se multiplient sans aucune difficult. Quelque fois il est suffisant qu'une tige soit coupe et place dans la terre pour que la plante se multiplie, ou qu'un insecte se pose sur une fleur, pour en donner d'autres.
Le systme de reproduction interne trs complexe des plantes, bien qu'tant en apparence un processus trs simple, laisse les scientifiques tonns.
Une nouvelle vie commence avec l'abandon de la plante mre
Certaines plantes ne possdent pas de genres spars (mle et femelle), mais reproduisent l'espce dans un seul genre par des moyens spciaux. La nouvelle gnration qui apparat par une telle reproduction est une copie exacte de la gnration qui lui a donn naissance. La mthode de reproduction asexue la mieux connue chez les plantes est la modification des tiges et leur sparation en diffrentes parties.
Ce moyen de reproduction (tiges modifies ou division), ralis avec l'assistance de plusieurs enzymes spciales, est caractristique d'un grand nombre de plantes. Par exemple, l'herbe et les fraises se multiplient en utilisant des tiges horizontales connues sous le nom de "stolon". La pomme de terre, une plante qui grandit sous la terre, se multiplie en formant des rhizomes (tiges horizontales), qui s'largissent au bout en tubes.
Pour certaines espces de plantes, il est suffisant qu'une partie de leurs feuilles tombe sur le sol pour qu'une autre plante grandisse. Par exemple, le Bryophyllum daigremontianum produit de jeunes pousses spontanment sur le bord de ses feuilles. Elles tombent ensuite sur le sol et commencent une nouvelle vie indpendante.1
Chez certaines plantes, comme le bgonia, quand les feuilles qui en tombent sont places sur du sable mouill, de jeunes pousses grandissent rapidement autour de celles-ci. Et une nouvelle fois, en trs peu de temps, ces pousses commencent former une nouvelle plante ressemblant la plante mre.2
Avec ces exemples, on se demande qu'est-ce qui est absolument ncessaire pour qu'une plante se reproduise en lchant une partie d'elle-mme ?
Rflchissons ! On peut rpondre facilement cette question en examinant le matriel gntique des plantes.
Tout comme les autres tres vivants, les caractristiques structurelles des plantes sont encodes dans l'ADN de leurs cellules. En d'autres mots, la manire dont une plante se reproduira, comment elle respirera, comment elle utilisera ses nutriments, sa couleur, son odeur, son got, la quantit de sucre qu'elle contiendra, et d'autres informations de ce genre, se retrouvent sans exception dans toutes les cellules de la plante. Les cellules des racines de la plante possdent la connaissance de la photosynthse qui a lieu dans les feuilles, et les cellules des feuilles savent comment les racines extraient l'eau du sol. En bref, il existe un code et un plan pour la formation d'une nouvelle et complte plante dans chaque prolongement qui quitte la plante. Toutes les caractristiques de la plante mre, bases sur l'information gntique qu'elle contient, se retrouveront jusquau moindre dtail de chaque cellule, de chaque partie qui sest dtache de la plante mre.
Dans ce cas, comment et par qui l'information qui peut former une nouvelle plante complte a t installe dans chaque partie de la plante ?
La probabilit que toute l'information contenue dans chaque cellule soit la mme et entirement complte ne peut tre attribue au hasard, ni la mme plante ou aux minraux dans le sol qui excutent ce processus et font partie du systme qui constitue la plante. Un ingnieur programme les robots des chanes de montages dans les usines, car les robots ne peuvent le faire, un tre a du donner aux plantes les formules ncessaires pour grandir et se reproduire, car les plantes, comme les robots, ne peuvent les acqurir tous seules.
Bien sr cest Allah Qui a implant les informations ncessaires dans les cellules des plantes, comme dans tous les tres vivants dans le monde. C'est Lui Qui sans aucun doute a cr toutes choses dans des formes compltes, et Qui a la connaissance de toute la cration. Allah attire notre attention sur cette vrit dans plusieurs versets saints :
C'est Lui Qui a cr sept cieux superposs sans que tu voies de disproportion en la cration du Tout Misricordieux. Ramne [sur elle] le regard. Y vois-tu une brche quelconque ? Puis, retourne ton regard deux fois : ton regard te reviendra humili et frustr. (Sourate al-Mulk, 3-4)
N'as-tu pas vu quAllah fait descendre l'eau du ciel, et la terre devient alors verte ? Allah est plein de bont et parfaitement connaisseur. (Sourate al-Hajj, 63)
Les plantes sexuellement reproductrices
La reproduction qui se fait par des organes reproducteurs mle et femelle dans les fleurs des plantes est appele reproduction sexue. Les fleurs ont des diffrences de traits, comme la forme, la couleur, l'enveloppe des cellules reproductrices et les ptales, mais en dpit de cette varit, toutes les fleurs servent aux mmes fonctions fondamentales. Elles doivent produire des cellules reproductrices, les prparer pour la dispersion et fertiliser d'autres cellules reproductrices qui les atteignent.
Les pollens, qui mergent au moment o les fleurs commencent s'ouvrir, sont les cellules reproductrices mles. Leurs fonctions sont d'atteindre les organes femelles des fleurs de la mme espce et d'assurer la continuation de l'espce.
Chaque plante a sa propre mthode, ou mcanisme, qu'elle utilise pour expulser son pollen. Certaines plantes utilisent des insectes, d'autres la force du vent. Le point le plus important dans la fertilisation des plantes est que chaque plante ne peut fertiliser qu'une autre plante de la mme espce. Pour cette raison, il est absolument important que le bon pollen atteigne la bonne plante.
Comment se fait-il donc qu'il n'y ait aucune confusion au cours de la fertilisation, surtout dans printemps quand il y a d'innombrables varits de pollens dans l'air ? Comment le pollen rsiste-t-il ses longs voyages et aux conditions changeantes ?
La rponse ces questions sera donne une fois que nous aurons examin la structure du pollen et des systmes de dispersion.
Les pollens : des gnes parfaitement emballs
Bien qu’il y ait beaucoup de pollen dans l’air, les plantes ne commencent le processus de fertilisation que lorsque le pollen de leur propre espèce les atteint
Although there is a lot of pollen in the air, plants begin the fertilization process only when pollen from their own species reaches them.Le pollen, une sorte de poudre fine, est d'abord produit dans les organes reproductifs mles des fleurs, puis se dplace vers la partie externe de la fleur, dans cette tape, qui est la premire dans la vie du pollen, il devient mature et prt fertiliser la prochaine gnration.
Examinons la structure du pollen, il est constitu de micro-organismes invisibles l'il (chaque grain de pollen du htre mesure 2 microns, et chaque grain de pollen de la citrouille mesure 200 microns) (1 micron = 1/1.000 mm). Un grain de pollen consiste en deux cellules reproductrices contenues dans une cellule plus grande (cellule tubulaire).
Chaque grain de pollen peut tre compar une sorte de bote dont l'intrieur contient les cellules reproductrices de la plante. Il est primordial que ces cellules soient bien caches pour protger leur vie et les mettre l'abri des dangers extrieurs. Pour cette raison, la structure de la bote est extrmement rsistante. La bote est entoure par un mur appel "sporoderme". La couche la plus externe de ce mur, appele exine, est le matriau le plus rsistant connu dans le monde organique, et son matriel gntique n'a pas encore t totalement analys. Ce matriau est gnralement trs rsistant aux dommages causs par les acides ou les enzymes. Il n'est pas affect par de hautes pressions et tempratures. Ainsi, des mesures de protections trs particulires ont t prises pour protger le pollen, qui est essentiel pour prolonger l'existence des plantes. Les grains ont reu une enveloppe spciale, grce laquelle et quelque soit la mthode par laquelle le pollen est dissmin, il peut rester en vie des kilomtres de sa plante mre. Outre le fait que les grains de pollen soient entours d'un matriau trs rsistant, ils sont galement dissmins en trs grande quantit, ce qui garantit la multiplication des plantes.
Comme on vient de le voir avec la structure dtaille du pollen, Allah nous rvle l'art incomparable dans toutes les choses qu'Il a cr et souhaite que l'on y rflchisse. L'attention est porte sur ce sujet dans plusieurs versets du Coran. Le verset suivant est particulirement rvlateur :
Et sur la terre il y a des parcelles voisines les unes des autres, des jardins [plants] de vignes, et des crales et des palmiers, en touffes ou espacs, arross de la mme eau, cependant Nous rendons suprieurs les uns aux autres quant au got. Voil bien l des preuves pour des gens qui raisonnent. (Sourate ar-Ra'd, 4)
Les plantes relâchent des milliards de graines de pollen à chaque phase de reproduction. Ce nombre élevé vise à protéger la reproduction de la plante contre tout danger.
Gnralement, il existe deux moyens diffrents pour que le pollen atteigne les fleurs et soit fertilis. Dans le processus de dissmination, la premire tape du processus de fertilisation, le pollen peut coller au corps d'une abeille, d'un papillon, ou d'un autre insecte, et tre ainsi transport, ou bien il peut voyager grce aux courants d'air.
Les pollens qui ouvrent leurs voiles au vent
Plusieurs plantes dans le monde utilisent le vent pour dissminer leur pollen pour la continuit de l'espce. Les plantes comme le chne, le saule, le peuplier, les pins, les herbes, le bl etc. sont pollinises par le vent qui prend les particules minuscules sur les plantes, les transportent vers d'autres plantes de la mme espce, et ainsi assure la fertilisation.
Les palmiers splendides font partie de ces plantes fertilisées par le vent.
Il y a beaucoup de points que les scientifiques nont pu expliquer, et des questions sans rponses au sujet de la pollinisation par le vent. Par exemple, comment chacune des centaines de varits de pollen portes par le vent reconnaissent les plantes de leur propre espce ? Comment est-ce que le pollen atteint les organes femelles de la plante sans rester coll ailleurs ? Bien que les probabilits de fertilisation sont assez faibles, comment se fait-il que des centaines de plantes soient fertilises de cette manire, et ce, depuis des millions d'annes ?
Pour apporter des rponses ces questions, Karl J. Niklas de l'Universit Cornell, et son quipe, ont tudi les plantes qui utilisent la pollinisation par le vent. Leurs rsultats sont extrmement surprenants. Niklas et son quipe ont dcouvert que ces plantes ont des fleurs qui possdent une structure arodynamique leur permettant d'attraper de grandes quantits de pollen dans l'air.
Quelle est cette structure arodynamique ? Quel effet a-t-elle ? Pour fournir des rponses ces questions, nous devons d'abord expliquer ce que signifie "structure arodynamique". Les forces qui naissent dans les courants d'air agissent sur les corps bougeant dans l'air. Grce ces forces connues comme forces arodynamiques, les corps qui russissent se dplacer dans l'air sont connus comme des "corps structurellement arodynamiques". Certaines plantes qui utilisent la pollinisation par le vent utilisent cette structure arodynamique de faon plus efficace. Le meilleur exemple sont les pommes de pin.
Des cnes arodynamiques
La question la plus importante qui mena Karl Niklas et son quipe entreprendre des recherches sur la pollinisation par le vent tait : "Comment se fait-il qu'avec le nombre impressionnant de pollens dans l'air, le pollen d'une plante n'est pas attrap par d'autres espces et natteint que d'autres plantes de sa propre espce ?" Ce fut la question qui amena les scientifiques tudier les plantes qui fertilisent par le vent, et en particulier les pommes de pin.
Chez les arbres qui possdent des pommes de pin, ou "cnes", connus pour leur grande longvit et grande taille, les cnes forment les structures mles et femelles, ces derniers peuvent se trouver sur des arbres diffrents ou sur le mme arbre. Il existe des canaux spcialement conus sur les cnes, permettant d'attirer les courants qui transportent le pollen qui peut atteindre facilement les zones reproductrices, grce ces canaux.
Les cnes femelles sont plus larges que les cnes mles et grandissent individuellement, elles consistent en un axe central autour duquel se fixent nombreux sporophylles (des structures semblables la feuille) et qui forment des sortes de caisses qui ressemblent des cailles de poisson. A la base de ces cailles se dveloppent deux ovules. Quand les cnes sont prts tre pollinises, ces caisses s'ouvrent sur deux cts. De cette manire, ils permettent au pollen des cnes mles d'entrer.
Le courant d’air créé autour de la pomme de pin femelle est très important dans la pollinisation. Le vent est dirigé vers le milieu de la pomme de pin. a) Après avoir soufflé autour du centre, il passe sur la surface des écailles. b) L’air circule de façon soudaine et irrégulière près de l’ouverture de l’œuf sur chaque écaille où le pollen se rassemble. c) Les pollens sont ensuite envoyés vers le bas, vers les écailles parallèles au vent.
En plus, des structures spciales aident le pollen entrer dans le cne avec facilit. Par exemple, les cailles du cne femelle sont recouvertes de poils collants. Grce auxquelles le pollen peut facilement tre ramen l'intrieur pour la fertilisation. Aprs la fertilisation, les cnes femelles se transforment en structures en bois contenant une graine. Plus tard, ces graines produiront de nouvelles plantes sous des conditions adaptes. Les cnes femelles possdent une autre proprit tonnante. La zone o l'uf (l'ovule) se forme est trs proche du centre du cne. Il est apparemment difficile que le pollen atteigne cette zone, car, pour atteindre la partie interne du cne, il doit suivre un chemin spcial qui mne au centre. Bien que cela semble tre premire vue un inconvnient pour la fertilisation des cnes, des recherches ont rvl que ce n'est pas le cas.
Pour savoir comment fonctionne ce systme particulier de fertilisation, une exprience a t mene en prparant un modle de cne. Le mouvement des petits ballons remplis de l'hlium et lchs dans l'air a t observ. On a trouv que ces petits ballons suivent facilement les courants d'air et peuvent entrer aisment dans les corridors troits du cne.
Plus tard, les mouvements des ballons dans cette exprience furent films l'aide d'une technique photographique spciale. Ces images furent ensuite analyses par l'ordinateur et la direction et la vitesse du vent furent tablies.
Les rsultats montrent que les cnes modifient le mouvement du vent selon trois manires diffrentes. Premirement, la direction du vent est dirige vers le centre grce aux cailles, puis, le vent dans cette rgion est dform et pouss vers la zone o les ufs sont forms. Dans le second mouvement, le vent, qui tourne comme un tourbillon et touche tous les petits casiers, est dirig vers la rgion qui s'ouvre sur le centre du cne. Troisimement, grce aux protubrances qui donnent naissance de petits courants, le cne dirige le vent vers le bas en direction des casiers.
Les pommes de pin ont des épaisseurs et des formes différentes selon leurs espèces.
Grce ces mouvements, la plupart du pollen dans l'air atteint la destination voulue. Le point le plus important noter est que ces trois oprations, qui se compltent les unes les autres, doivent exister en mme temps. La structure parfaite des cnes apparat donc ce niveau.
La thorie de l'volution affirme quune phase de dveloppement a lieu chez les plantes, comme pour tous les tres vivants au cours du temps. Selon les volutionnistes, la raison de la structure parfaite des plantes repose sur des concidences. Pour bien saisir l'absurdit de cette affirmation, il suffit d'examiner la structure parfaite du systme de reproduction des cnes.
Il n'est pas possible qu'une espce vivante se perptue sans systme reproducteur. Cette vrit invitable s'applique aussi aux pins et leurs cnes. En d'autres mots, le systme reproducteur dans les cnes a du exister en mme temps que les pins lorsqu'ils sont apparus pour la premire fois. Il n'est pas possible que la structure parfaite des cnes soit apparue toute seule au cours d'une longue priode de temps suivant diffrentes tapes. Il est primordial pour la structure qui mne le vent dans les cnes, pour l'autre structure qui dirige le vent dans les canaux, et pour les canaux qui mnent la zone o les ufs se trouvent, dapparatre au mme moment sans qu'aucun dtail ne manque. Si une de ces structures tait absente, il ne serait pas possible que ce systme de reproduction fonctionne. L'impossibilit que l'ovule du cne et le pollen qui le fertilisera soient apparus par hasard est un autre cul-de-sac du point de vue de la thorie de l'volution.
Que toutes les parties d'un tel systme soient apparues au mme moment par concidences, quand il est impossible que mme une seule de ces parties soit apparue par hasard, est inconcevable. Les dcouvertes scientifiques invalident les affirmations de la thorie de l'volution propos de l'mergence de la vie due au hasard. Pour cette raison, il est vident qu' l'instant o les premiers cnes sont apparus, leur forme tait parfaite et ils possdaient un systme sans dfaut, car ils ont t crs par Allah.
Les pins possdent d'autres caractristiques qui acclrent la prise au pige des pollens. Par exemple, les cnes femelles se forment gnralement au bout des branches. Cela rduit la perte de pollen au minimum.
De plus, les cailles qui recouvrent les cnes aident ce que plus de pollen tombe sur les cnes en rduisant la vitesse des courants d'air. L'arrangement symtrique des cailles autour des cnes aide la prise au pige des pollens venant de toutes les directions.
Comme tous les pollens, les pollens de pin ont des formes, tailles et densits diffrentes selon leur espce. Par exemple, le pollen d'une espce est d'une densit qui l'empche de suivre les courants d'air utiliss par les cnes des autres espces. Pour cette raison, ils chappent au courant form par le cne et tombent par terre. Toutes les varits de cnes pigent les courants d'air les plus adapts pour leur propre espce de pollen. Cette caractristique des cnes ne sert pas uniquement piger les pollens. Les plantes utilisent cette filtration des courants d'air pour des fonctions trs varies. Par exemple, avec cette mthode, les cnes femelles sont capables de changer la direction des pollens fungus qui pourraient endommager leurs ovules.
Les feuilles du pin hybride américain sont situées pour ne pas obstruer le passage du pollen et faciliter ainsi la fertilisation.
Les prcautions prises par les plantes afin que leur pollen, libr au hasard dans l'air, puisse atteindre leur propre espce, ne sont pas limites. Les plantes produisent beaucoup plus de pollen que celui dont elles ont besoin afin de garantir le processus de pollinisation. Grce cela, la plante n'est pas affecte par les pertes de pollen qui peuvent survenir pour diffrentes raisons. Par exemple, chaque cne mle sur un pin produit plus de 5 millions de grains de pollen par an, ce qui reprsente pour l'arbre entier une production de 12,5 milliards de grains de pollen par an, un nombre extraordinaire compar aux autres tres vivants.3
Mme ainsi, les pollens ports par le vent rencontrent des obstacles. Les feuilles en reprsentent un. Quand les pollens sont librs dans l'air, certaines plantes (noisetier, noyer etc.) ouvrent leurs fleurs avant leurs feuilles, afin que la pollinisation se fasse pendant que leurs feuilles sont toujours en dveloppement. Les fleurs se trouvent sur trois sortes de crales et de pins pour faciliter la pollinisation. Dans ce cas, les feuilles sont organises de faon qui les empche devenir un obstacle au mouvement du pollen.
Grce ces arrangements pralables, les pollens peuvent parcourir des distances considrables. La distance varie selon les espces. Par exemple, les pollens avec des sacs air peuvent parcourir de plus grandes distances que les autres espces. On a dcouvert que les pollens de pin portant deux de ces sacs air peuvent tre transports sur 300 kilomtres par des courants d'air levs.4 Un fait si important est que des centaines de varits de pollen voyagent sur de telles distances dans l'air, portes par le mme vent, mais sans aucune confusion entre elles.
Les pollens visant leur cible
Pour mieux comprendre les caractristiques surprenantes des plantes qui sont fertilises par le vent, prenons un autre exemple :
Les missiles doivent suivre une trajectoire prdtermine pour atteindre leur cible. Pour cette raison, des calculs trs prcis doivent tre effectus pour le programmer. Par exemple, les caractristiques du missile, la capacit de son moteur et sa vitesse de vol, ainsi que les renseignements sur les conditions mto, comme la densit de l'air, doivent tre pris en compte. Il faut aussi connatre exactement la structure de la zone cible et les conditions actuelles cet endroit. Tous ces facteurs doivent tre mesurs avec une grande prcision. Autrement, le missile n'aura pas la bonne trajectoire et ratera sa cible. Pour qu'un missile parvienne toucher sa cible, plusieurs ingnieurs doivent travailler ensemble et rflchir au moindre dtail. Il est clair que la vise et la frappe de la cible ne peuvent russir que grce au travail d'quipe, des calculs prcis et une technologie suprieure.
Le systme de reproduction des cnes ressemble au missile visant sa cible, car tout est planifi avec prcision l'avance, avec des rglages trs sensibles. Beaucoup de dtails, comme la direction des courants d'air, les diffrentes paisseurs des cnes, la forme de leurs cailles, ont t pris en compte et les plans de la reproduction ont t construit sur la base de ces informations.
L'existence de structures aussi complexes chez les plantes pose la question de l'apparition de ces mcanismes. Rpondons cette question avec une autre. Est-ce que la structure des cnes peut tre le rsultat du hasard ?
Le systme plac dans les missiles est le rsultat de longues annes de recherches et de travail difficile, par des ingnieurs intelligents, savants et experts dans leur domaine. Les structures complexes des cnes, qui ont pratiquement le mme systme que les missiles, ont t conues de la mme manire. Affirmer qu'un missile puisse apparatre par hasard et qu'il puisse toucher une cible en suivant une trajectoire alatoire est aussi illogique que d'affirmer que les mouvements extraordinaires du pollen, visant des cibles de la mme manire, et la structure dtaille des cnes, aient pu apparatre par le fait de concidences.
Bien sr, il est impossible que des pollens puissent avoir la connaissance et la capacit de trouver leur chemin au cours de leur voyage. Le pollen n'est qu'une collection de cellules. En allant encore plus loin, on trouve que ce n'est qu'un arrangement d'atomes inconscients. Il n'y aucun doute que la possession par le cne d'un systme constitu d'autant d'informations sur la fertilisation est le rsultat de sa cration parfaite par Allah, le Sage et le Tout-Puissant.
Un autre point important concernant la fertilisation des pins est le contrle du vent. Le vent accomplit de telles tches de transport d'une manire aussi parfaite que ceci est sans aucun doute d Allah, le Seigneur de tous les mondes, Qui dirige tout dans les cieux et sur la terre. Allah mentionne cela dans un verset :
Et Nous envoyons les vents fcondants (Sourate al-Hijr, 22)
Toutes les plantes du monde, sans exception, accomplissent de telles oprations. Chaque espce sait ce qu'elle doit faire depuis qu'elle est apparue. Cet vnement, qui se produit avec l'assistance du vent, se reproduit depuis des millions d'annes sans difficult, mme sil est bas sur des probabilits trs faibles. Comme on vient de le voir, tout arrive au bon endroit et au bon moment, car chacun de ces mcanismes travaille en union avec tous les autres. Si un de ces mcanismes est absent, cela signifierait la fin de l'espce.
Il est vident que ces systmes, qui n'ont aucune intelligence, volont, ou conscience de soi, ne jouent aucun rle, en partie ou globalement, dans ces vnements incroyables ordonns et crs par Allah, le Possesseur de la connaissance et du pouvoir infinis, Qui contrle tout chaque seconde et a tout planifi jusqu'au moindre dtail. L'apparition de chaque chose vivante et inerte, ainsi que chaque vnement, rsulte de la cration dAllah Qui rvle ce secret dans ce verset saint :
C'est Allah Qui a cr sept cieux et autant de terres. Entre eux [Son] commandement descend, afin que vous sachiez quAllah est en vrit omnipotent et quAllah a embrass toute chose de [Son] savoir. (Sourate at-Talaq, 12)
Pour illustrer ce point, imaginons que nous apercevions un outil technologique, une usine ou une construction sans dfaut, chacun de leurs dtails a t planifi par avance : nous savons que toutes ces choses ont eu un concepteur, qu'ils ont t fabriqus par des savants et qu'un contrle a eu lieu chaque tape de leur fabrication. Personne ne peut se lever et clamer que ces choses sont apparues seules au fil du temps. Nous apprcions, respectons et faisons l'loge de l'intelligence de ceux qui les ont conus et de ce que leurs comptences ont produites.
Tous les tres vivants ont t crs avec des systmes planifis jusqu'au moindre dtail et qui dpendent d'quilibres extrmement dlicats. Nous voyons cela partout autour de nous. Il n'y a aucun doute sur le fait que c'est Allah Qui est digne de louanges, Lui Qui a cr toutes les cratures vivantes avec toutes leurs capacits. Comme tout ce qui existe dans le monde, les plantes entretiennent leur existence grce aux systmes crs spcialement par Allah, en d'autres mots elles sont sous Son contrle :
A Lui appartient ce qui est dans les cieux et sur la terre. Allah est le Seul Qui Se suffit Lui-mme et Qui est le Digne de louange ! (Sourate al-Hajj, 64)
C'est Lui Qui dtient les clefs de l'inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connat. Et Il connat ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et par une feuille ne tombe qu'Il ne le sache. Et pas une graine dans les tnbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consign dans un livre explicite. (Sourate al-An'am, 59)
Les pollinisateurs en service
Comme mentionn auparavant, certaines espces de plantes se reproduisent en ayant leur pollen transport par des insectes, des oiseaux, des abeilles et des papillons.
Le lien existant entre les plantes, qui autorisent des animaux disperser leur pollen, et les animaux qui accomplissent cette tche, stupfait les observateurs. Car afin de mettre en place et de perptuer ce systme d'changes symbiotiques, ces cratures vivantes s'attirent et s'influencent de faon extrmement habile. On pensait gnralement que dans leurs relations avec les animaux, les plantes ne jouaient qu'un petit rle. Au contraire, des recherches ont eu des rsultats contraires cette opinion. Les plantes, qui jouent un rle trs actif, influencent directement les schmas comportementaux des animaux. Elles mettent en place des stratgies avec lesquelles elles dirigent les animaux qui transporteront leur pollen.
Par exemple, la couleur des plantes indique aux oiseaux et d'autres animaux quels fruits sont mrs et prts la dissmination. La quantit de nectar prsent, en relation avec la couleur des fleurs, augmente la possibilit de fertilisation en encourageant les pollinisateurs rester plus longtemps sur la plante et des odeurs florales spcifiques attirent les bons pollinisateurs au mme moment.5
Les insectes de différentes espèces sur les photos ont le rôle de pollinisateurs. Allah créa les insectes en harmonie totale avec les plantes. L’abeille, à gauche, est dotée d’un panier fait de poils spéciaux sur ses pattes, afin de transporter le pollen.
Les plantes utilisent parfois des tromperies pour initier le processus de transport du pollen. L'animal qui doit transporter le pollen tombe gnralement dans un pige pos par la plante, et ainsi elle atteint son but.
Les mthodes utilises par les plantes :
la couleur, la forme et l'odeur
Certaines fleurs comme le Lantana, permettent aux insectes de connaître leur part de pollen en changeant de couleur.
En plus d'informer les pollinisateurs de la prsence de fleurs, la couleur aide galement pour annoncer leur nectar. Quand un pollinisateur approche, la fleur envoie des signaux stimulants, comme l'odeur, pour montrer l'insecte le chemin jusqu'au lieu du nectar. Les motifs colors des fleurs dirigent le pollinisateur vers le centre o le nectar est situ, et permet ainsi la fertilisation.6
Les plantes connaissent aussi la fonction de guide des couleurs qu'elles possdent. En fait, elles trompent les animaux en utilisant consciemment cette particularit. Certaines plantes, n'ayant pas de nectar, utilisent les caractristiques des couleurs des fleurs qui produisent du nectar pour attirer les insectes. Un trs bon exemple est la cphalanthre rouge, une espce d'orchide, et la campanule bleue qui poussent dans des rgions forestires sous le climat mditerranen. Tandis que la campanule produit un nectar qui est trs attirant pour les abeilles, la cphalanthre rouge ne possde pas les capacits de le faire, mais c'est la mme abeille sauvage, connue localement sous le nom d"abeille coupeuse de feuilles", qui excute la fertilisation de ces deux plantes totalement diffrentes. Pendant que l'abeille coupeuse de feuilles fertilise les campanules bleues, elle ressent le besoin de fertiliser galement la cphalanthre rouge. Ce comportement des abeilles fertilisant des plantes sans nectar a attir l'attention des scientifiques, et ils ont cherch la raison d'un tel comportement.
La rponse cette question a pu avoir lieu grce au rsultat de recherches menes avec un appareil appel "spectrophotomtre" : On a compris que les abeilles coupeuses de feuilles sont incapables de distinguer les longueurs d'onde de la lumire reflte par ces deux fleurs diffrentes. En d'autres mots, bien que l'tre humain parvienne distinguer les longueurs d'ondes de la lumire reflte par la campanule bleue et la cphalanthre rouge puisquon voit la diffrence de couleur entre ces fleurs, les abeilles sauvages ne peuvent pas voir la diffrence. La couleur est un facteur important pour les pollinisateurs, et l'abeille, qui se pose sur la campanule bleue, qui met du pollen, visite et fertilise galement la cphalanthre rouge qui pousse ct, qu'elle voit de la mme couleur. Ainsi, cette orchide se perptue travers les gnrations grce sa "ressemblance cache" avec la campanule bleue.7
Certaines espces de plantes annoncent en ralit le mrite de leur pollen en changeant la couleur de leurs fleurs. En voici un exemple :
Les nénuphars utilisent les coléoptères sensibles à la couleur blanche pour transporter le pollen de leurs fleurs écloses sur l’eau. Il est intéressant de voir que lors de la pollinisation des nénuphars, juste après la fertilisation, la fleur blanche devient rose. Pour le coléoptère, ce changement de couleur chez la fleur signifie qu’elle a été fertilisée par un autre insecte et que le pollen a déjà été épuisé.
Dans une lettre, le naturaliste Fritz Muller discute d'une plante appele Lantana, qui pousse dans les forts brsiliennes :
Nous avons ici une Lantana dont les fleurs durent trois jours, et qui sont jaunes le premier jour, oranges le second, et violettes le troisime. Cette plante est visite par divers papillons. Daprs ce que jai vu, les fleurs violettes ne sont jamais touches. Certaines espces insrent leur proboscis (leur bouche) dans les fleurs jaunes et oranges, d'autres exclusivement dans les fleurs jaunes du premier jour. C'est, je pense, un cas intressant. Pour les fleurs qui tombent la fin du premier jour, l'inflorescence (les fleurs au sommet des tiges) serait moins frappante, si elles ne changeaient pas aussi souvent de couleur, cela serait moins frappant, si elles ne changeaient pas de couleur, elles seraient perdus au cours du temps par les papillons qui insreraient leur proboscis dans des fleurs dj fertilises.8
Comme Muller l'a observ, la couleur changeante des fleurs est la fois dans l'intrt de la plante et du pollinisateur. Les plantes dont les fleurs changent de couleur offrent aux agents fertilisant une grande quantit de nectar quand les fleurs sont jeunes. Au fur et mesure que les fleurs vieillissent, elles ne changent pas uniquement de couleur, mais elles contiennent aussi moins de nectar. En interprtant correctement les changements de couleur, les pollinisateurs conomisent de l'nergie et ne visitent pas les plantes qui ont peu ou nont pas de nectar.
Une autre mthode utilise par les plantes pour attirer les oiseaux ou les insectes est l'odeur libre par leurs fleurs. Les odeurs, qui sont agrables pour nous, servent en fait attirer les insectes. Le parfum libr par les fleurs a la proprit de montrer le chemin aux insectes des alentours. Quand un insecte sent l'odeur, il ralise qu'il y a un dlicieux nectar entrepos tout prs de lui. Il se dirige alors droit vers la source de cette odeur. Quand il atteint la fleur, il essaye d'atteindre le nectar et le pollen se colle lui. Le mme insecte laissera aussi derrire lui le pollen coll qui vient de la fleur sur laquelle il s'est pos, et mnera ainsi le processus de fertilisation. Il n'est mme pas conscient du travail important qu'il effectue. Son seul but est d'atteindre le nectar qu'il sent.