La solitude : punition ou élévation ?
La solitude : punition ou élévation ?
Introduction
La solitude fait peur. On l'associe à l'abandon. Mais dans la tradition chiite, la solitude est parfois un cadeau. Encore faut-il savoir laquelle. Dhul-Qa‘dah distingue.
Développement
Il y a deux solitudes. La solitude d'éloignement : loin des bonnes fréquentations, loin de la mosquée, loin des souvenirs d'Allah. Celle-là est une punition. L'Imam Ali (as) dit : « La pire des solitudes est d'être entouré d'ignorants. » Mais il y a la solitude d'élévation : celle que cherchent les saints pour se concentrer sur Allah. L'Imam al-Husayn (as) s'isolait souvent la nuit. Le Prophète (s) méditait seul à Hira. En Dhul-Qa‘dah, Allah crée un espace de silence social. C'est une invitation à la solitude choisie, non subie. La solitude subie fait mal. La solitude choisie construit.
Conclusion
Testez : une soirée seule, sans téléphone, sans écran. Juste vous et Allah. Si vous ressentez de la paix, c'est une solitude d'élévation. Si vous ressentez de l'angoisse, c'est un signe que vous fuyez Allah. Dhul-Qa‘dah répare ça.