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Le rôle de l’amour dans la vie familiale

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L’existence, et son système, est née de l’amour que Dieu a pour l’être humain. S’il n’était question d’amour, il n’y aurait ni lever de soleil ni coucher, ni printemps ni floraison, ni le chant exalté du rossignol. Les montagnes n’existeraient pas, ni les cascades, on ne verrait ni la houle des océans ni les étoiles dans le ciel. S’il n’y avait pas l’amour, ceux qui sont ivres d’amour ne seraient pas venus dans ce monde afin de déclamer leurs vers exquis. S’il n’était la lamentation de ceux qui sont ivres d’amour, la montagne de Bîsotûn ne se serait pas ouverte en deux, l’inspiration et l’art n’auraient jamais été produits, le Maître des cœurs de ceux qui sont fous d’amour n’aurait pas fait son apparition et ses leçons en auraient été suspendues.

Le livre de la vie commence par le mot amour. Là, les manifestations de la beauté, de la perfection ont été suscitées dans l’existence entière. Les êtres humains également, inscrits dans l’existence et son système global, naissent de l’amour, s’efforcent avec amour, et dans les derniers instants de leur vie sont encore comblés d’amour, car les amoureux rejoignent alors l’océan de l’E^tre et de l’éternité. Ainsi, le commencement comme la fin de la vie et de l’existence se trouvent remplis d’amour, et ceux qui ne savent pas ce qu’est l’amour ne voient pas leur nom inscrit dans le registre des êtres humains. Si nous voulons avoir une famille solide, si nous désirons profiter et jouir de la vie, si nous souhaitons que nos enfants vivent dans la gaieté et la bonne humeur, si nous voulons que les aptitudes offertes par Dieu s’épanouissent en eux, et si nous voulons que l’espoir, la confiance et l’effort perdurent en eux, remplissons notre vie familiale d’amour et d’affection et ornons notre maison, du sol au plafond, de sérénité et d’intimité.

L’Envoyé de Dieu (s) dit : « Aucun édifice n’est davantage apprécié par Dieu que l’édifice familial. » Il est évident que par « familial » il est entendu qu’il soit rempli d’amour et d’affection. Il dit lors d’un autre discours : « L’homme musulman n’obtient rien de meilleur et de plus éminent, après l’islam, qu’une épouse musulmane. Une épouse qui, à chaque fois qu’il la regarde, remplit entièrement son être de joie et de gaieté.

Une épouse qui lui obéit à chaque fois qu’il lui demande quelque chose et qui en l’absence de son mari protège de tout son être son honneur et son bien. » Il est absolument indéniable que ce type de relation solide n’est possible que lorsque l’homme et la femme s’aiment l’un l’autre. Ce sont les relations bienveillantes qui amènent l’épouse et le mari à l’unité, au fait de n’être plus qu’un, tandis que s’effacent la dualité, l’opposition, la difficulté.

Certains hadiths musulmans parlent de l’époux (se) comme de l’ami (e) approprié (e). En choisissant cette expression, les Imâms de la religion (as) font entendre à l’ensemble des familles que la femme et l’homme doivent, au sein de la famille, être l’un pour l’autre un ami, un intime, un compagnon, un confident. Il est clair que l’on ne saurait atteindre ce but sans qu’il soit question d’amour et d’intimité sincères. L’Envoyé de Dieu (s) dit : « De ce monde qui est le vôtre, j’aime trois choses : le parfum, les femmes et la prière, qui est la lumière de mes yeux. » En disant cela, le noble Prophète (s) a pour dessein de rendre clair pour toutes les femmes et pour tous les hommes cette vérité que le foyer familial doit être empli d’amour et d’affection, de sorte que leur vie ne perde pas son sens réel.

L’histoire de l’islam nous apprend qu’avant la naissance de Fâtima (a), l’Envoyé de Dieu (s) est contraint de rester éloigné de Khadîja la grande (as) quarante jours durant, et d’accomplir une retraite spirituelle. Durant cette période, Khadîja la grande (as) ne peut se passer du désir ardent et de l’amour de l’Envoyé de Dieu (s). Bien des larmes coulent de ses yeux. L’Envoyé de Dieu (s) envoie certains croyants auprès de Khadîja (as) et leur fait transmettre le message que cette séparation a été ordonnée par Dieu et que son amour, son affection, sont toujours aussi ardents et brûlants. Comme il a été dit précédemment, il apparaît bien que la vie n’est possible qu’alimentée par l’amour.

Références :


Wasâ’il al-shi'a (Al al-bayt), Vol. 20, p. 24 ; Beheshtî, Ahmad, Tarbiyat-e kûdak dar jahân-e emrûz (L’éducation de l’enfant dans le monde actuel), p. 136.
 

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