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Questions et réponses

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Questions et réponses

 

Question : Pourquoi est-ce que parmi les quatre mois interdits (Rajab, Dhu al-Qa’dah, Dhu al-Hijjah et Muharram), le mois de Rajab en particulier et individuellement contient le plus grand nombre d’actions recommandées, de ziyarat, de supplications et d’emphases sur les hadiths ?

C’est une question clé qui traite de la distinction particulière du mois de Rajab même parmi d’autres mois respectés, et la réponse était éparpillée dans les articles précédents, mais elle sera expliquée indépendamment ici.

 

Réponse : Raisons de la singularité du mois de Rajab au centre de l’attention du culte

La supériorité du mois de Rajab dans le volume et la variété des choses recommandées n’est pas seulement un événement, mais repose sur des raisons structurelles et sémantiques profondes qui le distinguent des trois autres mois interdits :

 

1Emplacement chronologique et temporel unique (posant le terrain pour le climax)

 

R. Les mois de Dhu al-Qa’dah, Dhu al-Hijjah et Muharram :

 

Ces trois mois sont consécutifs et sont liés de manière organique à l’obligation du Hajj. Dhu al-Qi’dah est le mois de préparation du Hajj, Dhu al-Hijjah est le mois d’accomplissement des rituels du Hajj et de l’Aïd al-Adha, et Muharram est le mois de deuil pour les martyrs de Karbala, qui est lui-même la continuation du véritable chemin du Hajj (martyre). Le centre de la dévotion durant ces trois mois tourne autour d’un axe collectif et historique spécifique (le Hajj et l’Achoura).

 

B. Mah Rajab :

 

 Ce mois-ci est complètement séparé (« Rajab al-Fard »). Cette séparation en fait un espace privé, personnel et préparé. Le Rajab est comme un tremplin ou une serre spirituelle dans laquelle le croyant, loin de l’agitation et des rituels collectifs lourds, sème les graines de la foi et de la purification intérieure afin de se préparer à entrer dans la saison successive du culte collectif (Sha’ban, Ramadan) puis du Hajj. Pour cette raison, ses pratiques sont plus individuelles, diverses et axées sur l’auto-purification.

 

2 Richesse de contenu unique (densité d’événements lumineux)

 

Aucun des autres mois sacrés ne présente une telle densité et diversité des événements fondateurs de l’école chiite et de l’islam comme suit :

Dhu al-Hijjah : Aïd al-Adha et l’achèvement du Hajj.

Muharram : L’événement d’Ashura (l’aboutissement de la défense de l’islam pur).

Rajab : Ce mois-ci, c’est à la fois le début et la continuité. Le début de la prophétie (Muba’ath), le début de l’Imamat (la naissance de l’Imam Ali (a), et la continuation de l’Imamat avec la naissance de l’Imam al-Baqir (a) et de l’Imam al-Jawad (a), ainsi que le martyre de l’Imam al-Kazim (a) et de l’Imam al-Hadi (a).

Cela signifie que Rajab est à la fois le mois de la naissance du monothéisme pur (la naissance), le mois de Wilayat (la naissance d’Amir al-Mu’minin), et le mois de la cristallisation de l’Ahl al-Bayt (la naissance de l’Imam al-Baqir). Cette densité en a fait un mois éducatif et épistémologique sans précédent.

 

3. Attribution spéciale à Dieu (mois divin)

 

Bien que tous les temps appartiennent à Dieu, dans les hadiths, le titre de « Cité d’Allah » est spécifiquement référé au mois de Rajab. Cette attribution particulière lui confère un honneur inhérent extraordinaire.

 Lorsque le poisson est appelé la lune de Dieu, il est naturel de considérer des instructions plus vénérables (mustahabbat) et des dons spéciaux (miséricorde al-asab) pour communiquer avec le propriétaire de ce mois. Cela transforme le mois de Rajab en mois de la fête de Dieu, et l’invité propose une variété de programmes (actions recommandées) pour ce type de rassemblement.

 

4. La fonction de la psychologie spirituelle (la nécessité d’un été spirituel)

La saison continue de l’automne (Dhu al-Hijjah, Muharram) et du culte du printemps (Ramadan) peut être stressante pour l’âme humaine. Tombant dans la saison estivale du calendrier lunaire, le mois de Rajab agit comme une fête spirituelle d’été. Non pas d’oisiveté, mais de loisirs spirituels basés sur un culte libre et varié.

Cet espace ouvert, sans lourd devoir collectif, permet au croyant soit de faire un pèlerinage, soit d’accomplir des i’tikaf, soit de prononcer des éloges funèbres et des pèlerinages, ou encore de réciter des supplications spécifiques, selon son intérêt personnel. Cette liberté d’action dans le cadre des recommandations augmente considérablement l’attrait et l’inclusivité du culte durant ce mois.

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