Le sabr dans les moments silencieux
Le sabr dans les moments silencieux
Introduction
On parle beaucoup du sabr (patience) face aux grands malheurs. Mais qu'en est-il du sabr dans les moments silencieux ? Ces heures où rien ne se passe, où l'on attend, où l'on espère sans retour ? Dhul-Qa‘dah est le mois de ce sabr-là.
Développement
L'Imam Ali (as) a défini le sabr comme « le silence de l'âme quand la réponse tarde ». En Dhul-Qa‘dah, les pèlerins marchent vers La Mecque. Des jours et des jours de route sans voir la Kaaba. C'est l'image du sabr silencieux : avancer sans voir le but. L'Imam al-Mahdi (aj) est en Occultation depuis des siècles. C'est le plus long des sabr silencieux. Ces moments où l'on ne ressent rien, où les prières semblent sans réponse, où l'on avance dans le brouillard – c'est là que le sabr se purifie. Parce qu'il ne compte plus sur la récompense immédiate. Il compte sur Allah seul.
Conclusion
Si vous traversez un moment silencieux, sachez : c'est votre sabr qui se muscle. Dhul-Qa‘dah vous apprend à marcher même quand vous ne voyez pas la Kaaba. Elle est là. Continuez.

